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    Extraits du texte


    Le mendiant au roi Trivikramasena :

    J'ai besoin de toi pour un rituel / un rite irréel, véritable exploit ! / J'ai besoin d'un roi au pas assuré, / qui peut endurer, sans aucun émoi, / de porter un poids lourd et démesuré, / inaccessible et au loin je le vois / non sans désarroi, depuis des années, / prêt à tout donner pour qu'il soit à moi. / Ce sera pour toi une bagatelle. / Ton bagou est tel ! Tu es si adroit ! / Ton parler est droit, rien ne t'ensorcelle ! / Jamais ne chancelle ! Jamais ne larmoie ! /

    La prochaine nuit de nouvelle lune, quand le feu s'allume et quand le bruit fuit la faible prière qu'un enfant murmure : viens me retrouver dans le cimetière !

    Le roi accepte sans hésitation de se rendre seul dans le cimetière et de transporter, et de ramener ce poids lourd et démesuré (...)

    Et quand cette nuit complètement noire descend sur la ville son manteau de suie, le roi marche seul vers le cimetière (...)

    Il est aux portes de la mort. L'enfer l'enferme au-dedans de sa propre peur (...)

    Il avance encore sur l'herbe assombrie contre la terreur qui partout gémit (...)

    Alors que le roi porte son fardeau sur ce sentier fait de cendres et de sang, un sinistre silence l'environne (...), le vétala rit:

    Je vais te raconter une histoire incroyable et jamais résolue:

     

    Par une nuit de nouvelle lune, dans ce cimetière silencieux, sous l'arbre même où j'étais pendu, un ermite méditait.

    Assis sous la même branche d'arbre, il est là, il médite et il prie. Quand soudain, déchirant le silence, un sombre bruit retentit.

    Il s'éveille et ouvre grand les yeux. Il explore tout autour de lui, cherche à percer même le noir : D'où a pu venir ce bruit?

    Un sinistre silence l'environne. On n'entend que le souffle du vent... Sous les feuilles de l'arbre d'en face, un jeune homme est étendu...

    Un jeune homme étendu devant à lui! Il gît là, inconscient comme mort! Il a une corde au cou.

    Le vieil homme se lève et s'en va, va porter secours à ce jeune homme. Il le fait revenir à la vie et l'emmène dans son abri.

    Il n'aurait jamais du faire cela...

     

     

    La route est longue et la nuit n'est pas finie, Trivikramasena. Je vais continuer à te distraire, en te contant une autre histoire:

    Il y a dans un manuscrit
    Une histoire vraie et en sanskrit
    D'une amitié particulière:
    Celle d'amis complémentaires!

    Le premier était la patrie
    Des belles idées, des théories.
    Une tête bien aguerrie
    Aux plus subtils jeux de l'esprit.

    Le deuxième était locataire
    D'un corps parfait, belle matière!
    Une vraie machine guerre
    Faite pour les travaux de terre.

    Ils étaient vraiment comme frères.
    Jamais aucune tricherie
    Pas de parole mensongère
    Dans cette camaraderie!

    Un jour...

     

    Nous ne sommes pas encore au bout de notre route, Trivikramasena, écoute encore ce rêve :

    Il s'est rêvé roi de Bénarès. Et il faisait frémir ses ennemis de peur et les filles d'envie. Il avait chassé ses ennemis hors des frontières. Mais ses succès guerriers n'étaient rien à côté de ce que sa beauté faisait comme ravage... Il passait plus de temps avec ses courtisanes qu'à la salle d'audience ou en affaires d'états (...)

    Maie un jour, il s'engage, il s'en va, va pousser par l'amour jusqu'au bout de la terre, jusqu'au soleil levant. Il affrete un navire et va en pleine mer, jusqu'au coeur du mystère, au creux de l'océan... 

    Ses rameaux sont faits d'or et ses feuilles en diamant recouvrent des fruits faits d'un corail éclatant (...) 

    Ils se reconnaissent et ils se sont toujours aimés. Leur regard se retiennent arrimés à leur âme (...) 

    Ses cheveux sont faits d'or et ses yeux en diamant éclairent son visage, son sourire éclatant...


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